L’administration de Donald Trump étudie la possibilité de relocaliser plus d’un millier de réfugiés afghans actuellement bloqués au Qatar vers la République démocratique du Congo, une hypothèse qui suscite déjà de vives réactions au sein des organisations humanitaires.
Selon plusieurs sources concordantes, près de 1.100 Afghans, pour la plupart d’anciens collaborateurs de l’armée américaine durant la guerre en Afghanistan, vivent depuis plus d’un an dans un camp installé sur une ancienne base militaire américaine au Qatar. Ces personnes, qui espéraient être accueillies aux États-Unis, se retrouvent dans une impasse depuis la suspension des programmes de réinstallation.
Dans ce contexte, Washington explore plusieurs options pour fermer ce centre, dont la date limite avait été fixée au 31 mars. Parmi les scénarios évoqués figure une relocalisation vers certains pays d’Afrique, notamment la RDC. Toutefois, aucune décision officielle n’a été annoncée à ce stade.
Des ONG affirment que les réfugiés concernés pourraient se voir proposer un choix délicat : être transférés vers la RDC ou retourner en Afghanistan, désormais sous le contrôle des talibans. Une perspective largement critiquée par les défenseurs des droits humains, qui dénoncent une solution jugée inadaptée au regard de la situation sécuritaire et humanitaire dans les deux pays la RDC et l’Afghanistan 🇦🇫
Pays déjà confronté à l’une des plus graves crises de déplacement interne au monde, la RDC accueille des millions de personnes déplacées, ce qui interroge sur sa capacité à absorber un nouveau flux de réfugiés étrangers.
De leur côté, les autorités américaines assurent étudier différentes options de relocalisation sans confirmer officiellement la piste congolaise, soulignant la sensibilité du dossier.
En attendant, ces anciens alliés de Washington restent dans l’incertitude, coincés entre promesses non tenues et perspectives d’avenir de plus en plus floues.
Daniel michombero








