À Uvira, dans l’est de la République démocratique du Congo, les activités judiciaires reprennent ce jeudi 30 avril, marquant une étape importante après plusieurs semaines d’instabilité et d’absence d’institutions fonctionnelles.
La ville avait été occupée par les rebelles du M23 le 10 décembre 2025, avant leur retrait en janvier 2026. Durant cette période, Uvira est restée sans appareil judiciaire opérationnel, dans un contexte de violences, de pillages et de nombreuses atteintes aux droits humains.
Au tribunal militaire d’Uvira, les premières audiences concernent notamment des éléments Wazalendo, ces combattants locaux engagés aux côtés de l’armée congolaise. Ces procès publics visent à lutter contre l’impunité et à rétablir l’autorité de l’État.
Dans les quartiers, les habitants tentent progressivement de reprendre une vie normale après des semaines marquées par l’insécurité et l’absence de recours judiciaire. Par ailleurs, 470 personnes sont de retour de camps de réfugiés au Burundi, avec l’appui du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, réintègrent une ville encore fragilisée.
Malgré cette reprise, la situation sécuritaire demeure préoccupante. Des positions de groupes armés sont toujours signalées à proximité d’Uvira, entretenant un climat de tension.
Les autorités et les acteurs de la société civile espèrent que le retour de la justice contribuera à stabiliser durablement la ville, même si de nombreux défis restent à relever pour restaurer pleinement la confiance de la population.
Fabien Burume










