La coordination territoriale de la société civile de Nyiragongo a dénoncé, ce samedi 2 mai 2026, le traitement jugé « dégradant » infligé à plusieurs chefs coutumiers de la chefferie de Bukumu, transférés au centre de formation militaire de Chanzu.
Selon cette organisation, plusieurs chefs ont été contraints de chanter, danser et même de se coucher au sol dans des conditions humiliantes, avant leur transfert vers ce centre. Des pratiques qualifiées d’« inacceptables » et contraires à la dignité humaine.
Dans un communiqué rendu public le même jour, la société civile affirme que ces autorités traditionnelles ont été traitées « avec un mépris assimilable à celui réservé à de jeunes enfants ». Elle dénonce une « humiliation publique » et rappelle qu’aucune circonstance, quelles que soient les accusations ou controverses visant certains chefs, ne saurait justifier un tel traitement.
Le document souligne par ailleurs la diversité des profils parmi les chefs concernés :
- certains seraient soupçonnés de liens avec des groupes rebelles ;
- d’autres chercheraient à préserver leur pouvoir local ;
- tandis que certains font face à des contestations de légitimité liées à leur désignation par différents régimes.
Ces incidents surviennent dans un contexte particulièrement fragile dans le territoire de Nyiragongo, où les équilibres entre autorités traditionnelles, acteurs locaux et forces en présence demeurent précaires. Pour la société civile, c’est l’ensemble de la communauté locale qui se sent aujourd’hui atteinte par ces agissements.
Fabien Burume










