Ces visages souriants pourraient laisser croire que tout va bien. Pourtant, derrière chaque regard se cachent des familles déracinées, des villages abandonnés, des maisons perdues et des vies suspendues par la guerre. Dans les camps de réfugiés au Burundi, des milliers de Congolais ayant fui les affrontements dans l’est de la République démocratique du Congo continuent d’attendre le retour de la paix pour rentrer chez eux.
À travers cette série de portraits, ils ne cherchent pas à inspirer la pitié. Ils demandent à être vus, entendus et surtout à ne pas être oubliés. Leur sourire est une force, mais il ne doit jamais devenir un prétexte à l’indifférence. Aujourd’hui, ils prennent la parole. Demain, ils espèrent que le monde prendra enfin ses responsabilités.
Nous sourions encore !
Ce sourire n’efface ni les souvenirs de la guerre, ni les villages abandonnés, ni les proches laissés derrière nous. Il ne signifie pas que la souffrance a disparu.
Il ne signifie pas que la souffrance a disparu. Il est simplement la preuve que l’exil n’a pas réussi à briser notre humanité. Chaque sourire est une forme de résistance. Une manière de dire que, malgré les épreuves, nous continuons de croire qu’un avenir meilleur est possible. Nous refusons que nos enfants grandissent uniquement avec les souvenirs des camps de réfugiés. Ils méritent de connaître leur pays autrement que par les récits de leurs parents.
Un jour, lorsque la paix reviendra, ces sourires accompagneront notre retour vers la République démocratique du Congo. Ce jour-là , ils ne cacheront plus la douleur. Ils célébreront enfin la liberté de rentrer chez nous.











